Commerces de jadis et métiers  d’antan

Exposition permanente de textes et photos. 39 points d’interprétation.

Le pont roman

C’est par erreur, que l’on a daté de l’époque romaine le petit pont à une arche en plein cintre qui enjambe le ruisseau de la « Coumo », affluent de la rive droite du Verdouble où il se jette à la sortie de Paziols, à hauteur de la cave coopérative.

En fait, il s’agit d’une construction datant vraisemblablement du XIIIe siècle, contemporaine du Moulin de La Tour, si on en juge par la taille des pierres suivant la technique importée par les constructeurs venus du Nord, à l’ époque de la Croisade.

Côté rive gauche, il prend son assise sur l’à-pic d’une falaise ; sur la rive droite, la culée repose sur une base en maçonnerie. L’arche est en pierre de taille, le tablier en moellons d’origine locale. Le cheminement empierré à fait l’objet d’une restauration en 1999. Un autre programme en 2002 a permis de réhabiliter le parapet surbaissé, passablement délabré.

Situé sur le chemin de Latour de France, le pont roman jouxtait à la moitié du XIIIe siècle, la nouvelle frontière qui séparait le Languedoc de l’Espagne voisine (Traité de Corbeil 1258). Pendant quatre siècles jusqu’au traité des Pyrénées (1659) il sera le témoin obligé des évènements conflictuels qui opposèrent les deux royaumes jusqu’au rattachement de la Catalogne au royaume de France.

L’église Saint Félix et sa plume d’ange

Construction massive à partir d’une fortification ayant appartenu aux moines de l’abbaye de  Lagrasse. Les murs de 1m 80 d’épaisseur supportent une voûte de pierre sur laquelle repose le toit. La hauteur de la voûte est de 9 m 20. Elle comporte une travée unique, un chœur surélevé avec un chevet plat. Entre la nef et le chœur : un arc triomphal chanfreiné.

Le portail roman situé au nord, a été transféré. Il occupait jusqu’en 1855, la partie médiane de la façade nord.

On accède à l’église par un cheminement jadis empierré qui passe sous une arcade et longe les murailles du Fort en partie restaurées.

La Fontaine dite « de Cucugnan »

Dans les textes anciens, la « Fontaine de Pégugnan » se situe à proximité du village (Nord-Ouest) dans la zone dite de « l’hort dal Mas ».

Dans ce site bucolique ombragé de pins, d’oliviers et de genêts, une source jaillit sous une arche maçonnée. Elle jouxte un mur de pierres bien appareillées. Un escalier donne accès à une terrasse surplombant la source. Hypothèse en rapport avec la toponymie ancienne, nous serions en présence des jardins appartenant aux moines de l’abbaye de Fontfroide. Par la terrasse existe un accès direct permettant de puiser l’eau à la source, au pied de laquelle on trouve un mini aqueduc terminé par une gargouille.

A noter sur le site la présence de deux caveaux funéraires appartenant à des familles du village. D’autres sépultures de ce type existent par ailleurs sur la commune.

Claude Nougaro

Paziolais d’adoption avait fait peindre une plume d’ange lors de la restauration de la Nef.